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Prototype de la version 01 du livre APLM/APLV

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Olivier Deprez et Adolpho Avril travaillent ensemble depuis plus de quatre ans, l’un vient du monde de la bande dessinée et du dessin, l’autre du dessin et de la gravure, Olivier est un auteur de chez Frémok basé à Bruxelles, Adolpho de La « S » Grand Atelier à Vielsalm. Après la mort, après la vie est leur projet commun, il en ressortira un livre, un film, des expositions. L’un dessine, l’autre grave, et vice-versa, c’est selon, en fonction de leur haute exigence graphique, il s’agit d’un travail à quatre mains – mais il serait sans doute plus juste de dire à deux mains (a)droites. Adolpho et Olivier ont visionné des films en noir et blanc, du Mécano de la « General » au Cabinet du Docteur Caligari jusqu’à L’année dernière à Marienbad en passant par Nosferatu, ils en ont extrait des images fixes – aussi augmentées de photos prises à la caserne où sont installés les ateliers où ils travaillent – et ont inventé par leur biais de nouvelles histoires visuelles. Car Après la mort, après la vie c’est une histoire visuelle – certaines images se présentent seules, d’autres sont organisées en séquences –, l’histoire de la gravure qui parle de la gravure – et dans le film on y parlera de la réalisation d’un film afin que chaque médium soit respecté en ses natures et fonctions propres –, celle du Docteur A et de l’Infirmier O qui opèrent dans les sombres couloirs de l’image imprimée. Mais il ne s’agit pas ici d’exclusive plastique pure, leurs couloirs sont traversés de spectres – ces personnages masqués de longs nez cousins de ceux des carnavals ensoriens, Bals du Rat mort et Blancs Moussis –, apparitions dans les nervures sèches du bois, dans le bayou des encres qui suent des ombres, entre les plis de sang noir des rideaux gravés. Des films précités l’on reconnaît des linges qui volent et illuminent la nuit, un long corridor qui se perd dans le jour, des encadrements tranchants de portes – comme autant de passages périlleux entre deux mondes. Aussi une chandelle, un miroir, une lumière à emprunter pour pénétrer une illusion. Après la mort, après la vie c’est plus de deux cents images qui ne tiennent pas en place, une photographie de l’effroi au moyen de la gravure, une tentative d’apprivoisement de ses propres monstres. Un voyage dans le regard – l’œil aux aguets en ses charbons –, sur ses rails cahotants, dans ses galeries tapissées de nuit.
(François Liénard, août 2011)

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