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THE FAIR

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THE FAIR, quelques mots à propos de l’exposition.

L’exposition THE FAIR présente sous forme d’une installation hétéroclite la synthèse de deux projets.

D’une part, sont présentes des pièces créées par le BlackBookBlack. D’autre part, sont également visibles des gravures sur bois créées par le tandem Adolpho Avril et Olivier Deprez pour le livre de bande dessinée et le film éponyme Après la mort, après la vie.

Le moteur créatif du BBB est l’impression d’aplats de noir à l’aide d’une table roulante munie d’une presse de gravure. Les impressions donnent lieu à divers objets dont les livres noirs aux pages noires. L’objet du BBB est l’investigation des ressources poétiques et plastiques de l’impression de noir sur papier blanc. L’univers du BBB puise sa source, entre autres, dans la bibliothèque, d’où, par exemple, les allusions à Mallarmé, au texte, à l’écriture, et dans le cinéma, d’où, par exemple, les allusions à l’écran, au mouvement en général, etc.

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Après la mort, après la vie est un livre de bande dessinée réalisé en gravure sur bois. Il résulte de la rencontre, dans un atelier de gravure du centre La « S » à Vielsalm, d’Adolpho Avril et d’Olivier Deprez autour d’une plaque de contreplaqué vierge et de quelques gouges (outils de taille du graveur). Le projet du livre est aussi devenu un projet de film d’animation. La trame du récit peut se résumer de la façon suivante : dans la nuit, deux personnages se cherchent, se trouvent, se perdent et quand ils se trouvent ils fabriquent ensemble un livre et un film pour lutter contre la nuit qui les oppresse.

L’exposition plutôt que de scinder ces deux mondes les a réuni dans un nouveau monde qui les subsume, les transcende et les rassemble : il s’agit du monde WREK (dont les hôtes sont Adolpho Avril, Olivier Deprez et Miles O Shea). Dans ce monde, dans cette installation qui occupe cet étage, les aplats de noir répondent aux images gravées, le chaos d’un atelier répond à l’ordre des gravures, les images fixes relancent les images en mouvement, les écrans riment avec les murs. Le visiteur est invité à entrer dans ce monde comme on entrerait dans une foire foraine pourvue d’étranges stands qui tous se répondent. Il est convié à être l’hôte de ce monde et à entrer dans la mise en mouvement de l’image, à participer à la cinématogravure : c’est-à-dire la mise en mouvement réelle ou potentielle, dans l’oeil du spectateur par exemple, de la gravure par le biais du mur, de l’écran ou du livre.

Olivier Deprez

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