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EXPOSITION EXIT11

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LENIN KINO

Voici un manuscrit de Lenin kino à feuilleter. Il s’agit d’une version antérieure à la version définitive, mais elle est très proche de cette version, c’est pourquoi je la présente sur ce blog.

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Publication du Plié « On va tuer Adams » aux éditions Lustre

Les éditions « Lustre » viennent de publier une version offset du Plié « On va tuer Adams »

Il vous est loisible, si vous le désirez, d’acquérir la version originale en gravure sur bois ou la version offset.

– La version originale en gravure sur bois est tirée à 50 exemplaires et coûte 65€

Gravures sur bois
2009
16 pages
3 plis

Une impression de noir
175 mm x 250 mm
Papier Zerkall 90gr/m²

J’achète

Note : les pliés sont imprimés à la demande, il faut donc patienter un peu pour les recevoir. L’envoie est réalisé avec une protection maximale, papier bulle, carton, etc

Détails de la version Offset
2009
16 pages
3 plis
175 mm x 250 mm
Papier Bioset 80gr/m²
Impression offset 2 passages noir
ISBN: 978-2-930561-02-8
200 exemplaires
15 €

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La liturgie noire

deux-pliés-ouverts

unpliéouvert

quatrepliésouverts

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La ligne noire

ligne-noire

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Lenin Kino, Olivier Deprez, collection Flore, FRMK, 2009.

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Il existe de nombreuses façons de parler d’un livre, celle-ci en est une parmi d’autres :

Pour entrer dans le livre « Lenin Kino », il n’est sans doute pas de meilleur chemin que la nuit. C’est un livre nocturne comme fait par un rêveur. Le livre a la cohérence et l’incohérence d’un rêve. Il a les tonalités sombres des paysages de minuit. Il faudrait accepter d’être comme mort. De croire le temps d’une lecture que l’on regarde des images comme si l’on était fraîchement enterré. On regarde de sous la terre. On se souvient de la vie comme un mort se remémore ses souvenirs. Mais c’est mourir pour mieux renaître. C’est se perdre pour mieux se retrouver. Car le livret de Lenin Kino peut aussi se lire comme un petit livre de prières graphiques, des prières terrestres, terriennes, pas pour honorer un dieu, mais des prières pour affronter le néant qui ronge. Les images sont des présences. Et aussi bien des présences de l’absence, la grande Absence qui fonde l’angoisse, qui réveille la nuit, qui hante le jour. Mais pourquoi « Lenin » ? C’est circonstanciel, une façon de dire que le rêve est collectif. Une façon de dire que le passé nous poursuit, qu’il ne s’abolit pas dans la nuit des temps, quoi qu’il en ait l’air. Et « Kino » ? C’est tout simplement une manière de souligner l’origine du livre, le visionnage du film de Dreyer, Vampyr. Le livre « Lenin Kino » est construit en se réglant sur le point de vue paradoxal du mort vivant qui est transporté dans un cercueil pourvu d’une fenêtre lui permettant de voir le dehors. Le livre est conçu comme si chaque vignette était vue de ce point de vue-là, le point de vue de celui qui s’apprête à être enterré. Tout le livre est une déambulation dans les couloirs de cet entre-deux, ni vie ni mort, ni conscience ni inconscience, mais entre la vie et la mort, entre être et non-être.

Il s’agit donc d’un ouvrage qui se tient sur des frontières. Frontière de la nuit et du jour, de la veille et du sommeil, du rêve et du réveil, de la vie et de la mort, de ce qui est et de ce qui n’est pas. Se laisser emporter par les pages, c’est accepter de passer ces différentes portes, ces différents seuils.

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