LE PROJET WREK

WREK est une association informelle d’artistes qui essayent de rendre compte, par des moyens artistiques, de l’abstraction qui se tient au coeur de nos vies en produisant une sorte de travail qui pourrait susciter le doute à l’égard du travail lui-même. D’où notre slogan WREK NOT WORK.
Le groupe est composé, à la base, de Miles O Shea et d’Olivier Deprez. Il s’est ensuite ouvert à d’autres artistes. Adolpho Avril (http://www.lasgrandatelier.be/index.php/artistes?elem=2) participe ponctuellement à nos actions et Marine Penhouët ainsi qu’Arnaud Rochard interviennent également.
WREK est un lieu de rencontre et d’échanges, un lieu de passages, un jeu un petit peu sérieux, un petit peu stupide.
Le mode de vie WREK est fortement marqué par l’expérience de l’atelier d’artiste en commun, par la vie vécue et inventée, imaginée en commun, expérience acquise lors des résidences d’artistes au centre CEC La S Grand atelier à Vielsalm et lors des actions collectives du Blackbookblack et qui a sa source dans l’expérience de l’atelier collectif de Frémok dans les années nonante jusqu’au début des années 2000.
Il y a au sein de WREK, l’idée d’une identité élargie ou étendue au-delà du moi, l’idée et la pratique d’un commun qui va bien au-delà de la partition traditionnelle de l’art et de la vie. En ce sens, WREK n’est pas d’abord un concept, mais est avant tout une pratique, une forme de vie et dans cette forme de vie, la théorie est aussi une pratique. C’est le WREK way of life.
Concrètement, WREK se réapproprie les formes et les médias afin de remettre du commun là où il n’y avait plus que du privé.
WREK produit des images faites main à l’ère des post-images digitalisées. WREK tisse des liaisons entre les images, produit de la reliure entre les images, entre les arts, entre les époques, entre les personnes.
WREK fabrique des installations multimédias avec des moyens rudimentaires afin de susciter une poétique technologique imaginaire à la portée de tous.
L’installation est le médium favori de WREK car il s’agit d’habiter le lieu, l’image, le temps, la page, l’écran.
Le mélange de techniques (super 8, cinématogravures, dessin au fusain, gravures sur bois), l’hybridation, les passages et les échanges de l’écran à la page (les fanzines) et entre les langues (du français à l’anglais et retour), l’abstraction, la circularité, la copie, la réappropriation, la défamiliarisation, la dé-hiérarchisation (goût prononcé pour les genres méprisés : bd, comics, horreur, fantastique), sont quelques-uns des procédés privilégiés de WREK.
WREK s’est manifesté la première fois lors de l’exposition « THE FAIR » au centre de la gravure et de l’image imprimée (de février à mai 2014).
Depuis l’exposition « THE FAIR » de 2014, trois expositions ont jalonné le parcours de WREK.
En 2014, WREK a reçu le soutien de la Région languedoc-Roussillon sous forme d’une subvention. Deux pages à propos de WREK ont été publiée dans la revue offshore (http://offshore-revue.fr/site/les-couvertures/).
En mai 2015, a eu lieu l’exposition «The naughty girl & the naughty boy » à la galerie Le Kabinet (https://lekabinetbxl.wordpress.com/) et la publication d’un premier fanzine. Cette exposition mettait l’accent sur un faisceau de relations qui se tissent au coeur de WREK : relations entre la figure et l’abstraction, relations entre la production matérielle et immatérielle de l’image, relations entre l’archaïque et l’innovation, relations entre la rationalité et l’irrationalité, relations entre la copie et l’original, relations entre différents supports : la gravure, le fanzine et la vidéo, etc.
En novembre 2015, a eu lieu l’exposition « Fucking Hell », également au Kabinet. Un second fanzine a été publié à cette occasion. L’installation était un montage d’images produites avec des techniques variées : fusain, cinématogravure, super 8. L’ensemble fonctionnait comme un triptyque multimédia rudimentaire et précaire. Les images suggéraient des chocs, des rencontres, des passages.
À la galerie V2 du Vecteur à Charleroi, WREK a présenté une exposition qui s’intitulait «WREK MANIFESTO / NATIVES OF ABSTRACTION ». Il s’agissait d’une installation qui combinait différents médias : le dessin, la gravure, le film d’animation, le film super 8, le fanzine. L’installation évoquait différents genres : les comics, le cinéma fantastique, le cinéma expérimental. Les matériaux étaient essentiellement des matériaux de récupération (bois de palettes).

En marge de ce projet, Olivier Deprez prépare un livre gravé qui sera publié par Frémok en 2017.

Publicités