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Tirage spécial Lenin Kino

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10 exemplaires de Lenin Kino numérotés de 1 à 10, avec une impression originale de gravure à l’intérieur de la jaquette.

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La ligne noire

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Adams

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Black Twin Boxes

Quatre boitiers doubles « Black Twin Box »

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Black Twin Boxes

Black Twin Box n°1

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Voir le contenu.

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Soutenir le projet antiste

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Créer des ouvrages qui soient des lieux de retrait, des zones où la nuit a encore un sens, des moments où le silence n’est pas un vain mot, tel est le programme esthétique et artistique de l’Antiste.

Les moyens de susciter cela : la gravure sur bois, l’huile sur toile, les mots parfois.

Les procédés : le plus souvent des montages de vignettes qui s’articulent entre elles selon divers modes de relations.

Les supports : le livre et le port-folio.

Vous pouvez, chers lecteurs, chers internautes, soutenir cette démarche, en échange vous recevrez une gravure sur bois, une épreuve d’artiste.

Pour les modalités du soutien, contactez l’Antiste à l’adresse : antiste@fremok.org

note 1 : un problème technique empêche pour l’instant l’usage de sites du type de paypal, c’est la raison pour laquelle l’Antiste ne peut faciliter votre engagement à le soutenir, il vous prie de l’en excuser.

Note 2 : deux port-folios sont déjà disponibles, « On va tuer Adams » et « Après la mort après la vie

Les prix indiqués sur le site olivierdeprez.com sont indicatifs et peuvent être discutés.

Note 3 : le livre « Lenin Kino » est sorti de presse et devrait très rapidement être disponible dans toutes les bonnes librairies.

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Cette gravure sur bois intitulée « Cornalin » est l’original qui a servi de modèle pour une étiquette de bouteille de vin, un vin sombre il va de soi. La gravure est tirée à 20 exemplaires numérotés et signés, mesure 38,5 x 53,5 cm. Son prix est de 65 €.

Si, chère visiteuse, cher visiteur, vous désirez acquérir cette gravure, vous pouvez envoyer un chèque adressé à Olivier Deprez à cette adresse : Olivier Deprez, Les Anglades, 30120, Rogues, France.

Vous pouvez aussi verser la somme sur le compte : 96699213000

IBAN : FR76 1350 6000 0996 6992 1300 022

BIC : AGRIFRPP835

en précisant « Cornalin ».

Merci

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Le projet « Black Twin Boxes »

BTB-verso BTB

Les boîtiers (ou port-folios) « On va tuer Adams » et « Après la mort après la vie » sont les deux premiers objets d’un vaste projet connexe au projet du « BlackBookBlack ». Sans appartenir strictement au registre du BBB, les BTB entretiennent avec celui-ci un rapport évident dans la mesure où le noir s’y affirme comme l’élément central et mieux comme le principe moteur, la contrainte si l’on veut.

Chaque cycle de gravure est contenu dans un boîtier, boîtier qui possède son équivalent intégralement opaque ou quasi puisque le boîtier noir contenant des gravures noires contient au moins une gravure figurative qui indique une piste de lecture de ce dispositif quelque peu déroutant.

Il y a là plus qu’un simple jeu : une théorie. De fait, les boîtiers peuvent se lire selon un rapport réfléchissant de miroir. Miroir opaque certes qui ne renvoie guère que l’ombre à l’ombre, le noir au noir. La théorie nonobstant cette opacité est limpide : le revers de l’image est opaque, autrement dit l’image imprimée et le plan noir imprimé sont comme les deux côtés d’une même pièce de monnaie. L’un n’a de valeur qu’en fonction de l’existence de l’autre. Il s’agit donc d’un noir actif qui relance la lecture de l’image autant qu’il la contrarie. De même que l’image éclaire autant qu’elle nie l’opacité totale de la gravure noire.

C’est pourquoi la lecture idéale des port-folios consiste à poser chaque gravure figurative à côté de son revers la gravure noire.

À terme les boîtiers deviendront eux-mêmes les objets autant que les sujets de la narration. Cette entreprise est une façon d’échapper ou de contrecarrer la publication livresque. Ou pour tourner les mots dans un sens plus juste : il s’agit ni plus ni moins ce faisant que de trouver ou retrouver un rapport inédit à la narration et à la lecture, à la fois plus libre et plus contraint. Les gravures de chaque cycle sont créées en supposant qu’il n’existe pas d’ordre de lecture déterminé mais qu’il existe cependant un ensemble de combinaisons possibles et par conséquent de narrations possibles.

Le prochain boîtier puisera son inspiration outre le noir dans un récent séjour américain à Gilmanton, quelque part dans les forêts du New Hampshire, où se trouve une maison de bois qu’habite un historien de l’image muette et gravée. Un boîtier sera aussi prochainement consacré à Hokusaï.

Quand un nombre suffisant de boîtiers sera créé, cet ensemble sera rassemblé dans un meuble-bibliothèque que l’on pourra concevoir aussi bien comme une sculpture destinée à être lue, entre autre.

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Project presentation « Black Twin Boxes »

The two boxes (or port-folios) “They are going to kill Adams” and “After death after life” are the two first items of a broader project that is linked to “BlackBookBlack”. Although they do not belong strictly speaking to the BBB universe, the BTB share many of its characteristics. Here as well, black is the central force of the work, its working principle as well as its fundamental constraint.
Each cycle of engravings is contained within a box that possesses also its completely or nearly completely opaque double, since the black box that contains the black engravings includes at least one figurative engraving. This image explains how to make sense of the over-all construction of the work.
This structure is not a game: its ambitions are theoretical. Actually, it is possible to read the boxes according to their mirror-like relationships. Of course, this mirroring principle relies also upon the notion of opacity: in this project, shades are reflecting other shades. Despite of this praise of opacity, the theory behind the work is very simple: it is the other side of the image is opaque, in other words: the printed image and the black printed surface can be compared to the two sides of the same coin. The two sides cannot exist independently.
Hence the ideal reading of these port-folios is the following one : each figurative engraving should be put alongside its engraved black flip side.

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Livres

Lenin Kino, Olivier Deprez, collection Flore, FRMK, 2009.

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Il existe de nombreuses façons de parler d’un livre, celle-ci en est une parmi d’autres :

Pour entrer dans le livre « Lenin Kino », il n’est sans doute pas de meilleur chemin que la nuit. C’est un livre nocturne comme fait par un rêveur. Le livre a la cohérence et l’incohérence d’un rêve. Il a les tonalités sombres des paysages de minuit. Il faudrait accepter d’être comme mort. De croire le temps d’une lecture que l’on regarde des images comme si l’on était fraîchement enterré. On regarde de sous la terre. On se souvient de la vie comme un mort se remémore ses souvenirs. Mais c’est mourir pour mieux renaître. C’est se perdre pour mieux se retrouver. Car le livret de Lenin Kino peut aussi se lire comme un petit livre de prières graphiques, des prières terrestres, terriennes, pas pour honorer un dieu, mais des prières pour affronter le néant qui ronge. Les images sont des présences. Et aussi bien des présences de l’absence, la grande Absence qui fonde l’angoisse, qui réveille la nuit, qui hante le jour. Mais pourquoi « Lenin » ? C’est circonstanciel, une façon de dire que le rêve est collectif. Une façon de dire que le passé nous poursuit, qu’il ne s’abolit pas dans la nuit des temps, quoi qu’il en ait l’air. Et « Kino » ? C’est tout simplement une manière de souligner l’origine du livre, le visionnage du film de Dreyer, Vampyr. Le livre « Lenin Kino » est construit en se réglant sur le point de vue paradoxal du mort vivant qui est transporté dans un cercueil pourvu d’une fenêtre lui permettant de voir le dehors. Le livre est conçu comme si chaque vignette était vue de ce point de vue-là, le point de vue de celui qui s’apprête à être enterré. Tout le livre est une déambulation dans les couloirs de cet entre-deux, ni vie ni mort, ni conscience ni inconscience, mais entre la vie et la mort, entre être et non-être.

Il s’agit donc d’un ouvrage qui se tient sur des frontières. Frontière de la nuit et du jour, de la veille et du sommeil, du rêve et du réveil, de la vie et de la mort, de ce qui est et de ce qui n’est pas. Se laisser emporter par les pages, c’est accepter de passer ces différentes portes, ces différents seuils.

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